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FAQ - L'adoption / l'achat d'un furet

L'adoption / l'achat d'un furet

   Me faut-il un certificat de capacité pour détenir un furet ?

   N’importe qui peut-il détenir un furet ?

   Où puis-je me procurer un furet ?

   Les vendeurs en animaleries sont-ils formés en matière de vente de furet ?

   Quels pièges doit-on éviter lors d’un achat de furet en animalerie ?

   Trouve t-on des éleveurs en France ?

   D’où viennent les furets de nos animaleries ?

   Pourquoi nos animaleries proposent des furets élevés à l’étranger, en fermes d’élevage ?

   Qu’est ce qu’un « furet américain » ?

   Le furet dit américain provenant de fermes d’élevage localisées en Amérique du Nord :

   Le furet dit américain mais provenant d’élevages européens :

   Pourquoi cette forme d’élevage intensive ?

   Un furet vendu en animalerie est-il plus vraiment vulnérable « psychologiquement » ?

   Combien coûte un furet ?

   Que choisir : un mâle ou une femelle ?

   On m’a dit que deux furets jouaient beaucoup ensemble, puis-je adopter plusieurs furets en même temps pour ne pas qu’ils s’ennuient ?

   Fureton ou furet adulte ?

   Qu’appelle-t-on sevrage chez le fureton ? Est-ce important d’adopter un fureton sevré ?

   Est-il possible de voir dès 2 mois si le fureton est plutôt une future terreur ou plutôt calme ?

   Quels documents l’animalerie doit-elle me remettre lors de l’achat d’un furet ?


Me faut-il un certificat de capacité pour détenir un furet ?

    Tout dépend du pays où l’on vit :
      - La loi française (comme dans beaucoup d’autres pays) considère le furet comme un animal domestique à l’instar du chat ou du chien. Il ne faut donc aucune autorisation pour en posséder un.
      - En Suisse par contre, un permis de détention est obligatoire (à réclamer auprès du service vétérinaire cantonal), car le furet est encore considéré comme animal sauvage par la législation Suisse. Ce permis est rarement refusé mais parfois long à obtenir. Des dimensions minimales de cages ou d’enclos sont exigées (60 cm de hauteur minimum et 2m² de surface minimale pour 1 ou 2 furets, auxquels il faudra ajouter 0,5 m² par furet supplémentaire), ainsi qu’un équipement élémentaire respectant les besoins de l’animal.

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N’importe qui peut-il détenir un furet ?

    Le furet exigeant des soins spécifiques et une attention minimale, il n’est à mettre qu’entre des mains responsables. Pas pour de trop jeunes enfants car l’éducation du furet est particulière (inhibition de la morsure, propreté, etc.). Le furet a besoin de se dépenser dans la journée, alors, s’il est gardé en cage, il faut pouvoir le sortir au minimum 3 heures chaque jour.

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Où puis-je me procurer un furet ?

    Différentes possibilités s’offrent à vous :
      - Les animaleries : les furets y sont la plupart du temps vendus « clef en main » (vaccinés, pucés, stérilisés et déglandés), ce qui bien évidemment n’est pas un gage de qualité, bien au contraire (interventions chirurgicales bien trop précoces et parfois ratées : les lâchés de glandes ou les chaleurs ne sont malheureusement pas rares chez ces furets « clef en main »). De plus, l’accroissement de la demande entraîne l’apparition d’un véritable marché du furet, avec importation massive de jeunes issus d’élevages intensifs étrangers.
      - Les éleveurs : Ils vendent généralement directement leurs furets à des particuliers et ont l’habitude de faire naître des portées. Les prix sont plus accessibles et le jeune furet bien équilibré puisque plus facilement manipulé.
      - Les chasseurs : si vous habitez à la campagne, vous pouvez toujours visiter quelques chasseurs. Vous ne rentrerez généralement pas « bredouille », beaucoup détenant des furets.
      -Les particuliers : eux aussi peuvent faire occasionnellement porter leur furette et généralement les jeunes furets qui font partie intégrante de la famille grandissent avec toute l’affection du foyer. Les prix sont accessibles et les furets sont parfois donnés contre bons soins.

    L’idéal pour se procurer un furet est de se mettre en contact avec un particulier qui en possède. Vous pourrez alors vous familiariser avec ce petit animal avant de « sauter le pas », discuter, questionner le propriétaire et voir grandir votre futur compagnon. Vous bénéficierez alors de son expérience et des ses recommandations pour élever correctement votre furet.

    Ces informations sont bien souvent (et dans la majorité des cas) inaccessibles en animalerie, les vendeurs ne bénéficiant pas de formation approfondie sur le furet. L’association vous mettra en contact avec un propriétaire de votre région si vous le souhaitez, ne vous en privez pas !

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Les vendeurs en animaleries sont-ils formés en matière de vente de furet ?

    Bien que de plus en plus d'animaleries forment leurs vendeurs en matière de furets, beaucoup ignorent encore les besoins et habitudes de vie de ce mustélidé domestique. Les réponses de certains revendeurs peuvent être aussi variées qu'extravagantes.
    Vous serez très certainement obligé de visiter plusieurs magasins avant de trouver votre futur compagnon. Il est essentiel que la formation des vendeurs en animalerie mette en valeur des notions « d'éthique professionnelle ». En effet, un vendeur devrait pouvoir dissuader un éventuel client de réaliser un achat qui ne paraîtrait pas judicieux (caprice d'enfant). Le vendeur doit proposer un document d'information sur les « caractéristiques et les besoins de l'animal, et, le cas échéant, des conseils d'éducation » (loi du 06/01/1999). Et il est devenu indispensable que les informations données soient parfaitement fiables.

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Quels pièges doit-on éviter lors d’un achat de furet en animalerie ?

    Certaines animaleries parfument leurs furets alors si vous vous surprenez à dire « mmmm, il sent bon », il y a un piège…
    On vous conseillera très certainement cage et accessoires « spécial furet ». Sachez tout de même qu'un furet joue avec presque tout et qu'il n'est pas nécessaire d'investir trop d'argent dans des jouets que vous pourriez fabriquer facilement à la maison. Il n'y a pas de « jouets à furets », même si on vous assure qu'il n'aimera que ceux-là… certains sont repartis avec des roues et attendent encore que leur furet daigne faire quelques tours de manège… en vain…
    Pour finir, un vendeur qui vous assure qu'un furet peut vivre dans une cage sans jamais éprouver le besoin d'en sortir vous conseille bien mal. Cela reviendrait à élever un chaton dans une cage à lapin… Il prendra peut-être l'exemple de ses aïeux chasseurs, qui enfermaient leurs furets dans des clapiers… Préférez donc une animalerie soucieuse du bien-être des animaux qu'elle propose à la vente.

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Trouve t-on des éleveurs en France ?

    Actuellement, rares sont les éleveurs professionnels de furets à proprement parler (c’est-à-dire déclarés, avec structures d’accueil, sélection de reproducteurs, etc.).
    Ce sont plutôt des particuliers qui font reproduire leur(s) furette(s) et qui proposent leurs jeunes par le biais du bouche à oreille ou de petites annonces. Certains proposent les jeunes qui leur restent sur les bras aux animaleries de leur choix et les plus sérieux veillent à ce que leurs « bébés » soient vendus dans les meilleures conditions. Généralement et fort heureusement, ces furets sont vendus « entiers » et n’ont pas subi d’ablation des glandes anales. Il va sans dire que la sélection des reproducteurs chez les particuliers n’est pas non plus une pratique très courante.

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D’où viennent les furets de nos animaleries ?

    Les furets d'animalerie peuvent avoir diverses provenances : éleveurs régionaux, élevages européens (Belgique, Danemark,...), élevages américains « Marshall Farm » (les furets de ces derniers sont toujours stérilisés, déglandés et ont un ou deux points bleus tatoués sur l'oreille).

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Pourquoi nos animaleries proposent des furets élevés à l’étranger, en fermes d’élevage ?

    Parce que bien souvent ces furets sont "clé en main", c’est-à-dire vaccinés, pucés, stérilisés précocement et déglandés (acte inutile et barbare interdit déjà dans plusieurs pays européens). Ces multiples opérations facilitent la vente car le client potentiellement intéressé et peu connaisseur en matière de furet n’aura plus aucune opération vétérinaire à effectuer en dehors de la vaccination.
    De plus, la stérilisation précoce et l’ablation des glandes anales sont un atout supplémentaire à la vente car le furet « ne sent soit-disant plus », l’odeur naturelle musquée du furet étant souvent LE frein à son achat. Mais aussi parce que ces élevages modifient artificiellement la luminosité pour permettre l’obtention de plus de portées dans l’année donc des « arrivages » réguliers, tout ceci sans tenir compte de la santé future des animaux.

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Qu’est ce qu’un « furet américain » ?

    Depuis quelques temps, on peut voir dans nos animaleries, de très jeunes furets vendus déjà stérilisés, déglandés (dits « désodorisés ») et portant souvent la marque distinctive de l'éleveur qui les produit (points à l'oreille ou tatouage). Ils sont vendus sous l’appellation « furets américains », qu’en est-il vraiment ? Il faut faire la distinction entre le vrai « furet américain » et le furet « américain » proposé dans les animaleries.
      - Le furet aux pieds noir dit « furet americain » :
      Le furet américain est le seul furet existant à l’état sauvage et il vit, comme son nom l’indique, aux Etats-Unis. Il est également appelé « furet aux pieds noirs » (mustela nigripes). Animal sauvage donc, il est protégé et sa détention en captivité est interdite.
      - Le « furet americain » proposé en animalerie : tout d’abord il faut savoir que ce n’est pas une « race » différente. La seule chose qui le différencie des furets que l'on connaît ici, ce sont les conditions dans lesquelles il a été élevé.

    L’utilisation du terme « furet américain » par les animaleries peut signifier deux choses en fait :

      - soit il a été importé des Etats-Unis et provient d’une ferme d’élevage.
      - soit le furet est stérilisé, déglandé (ou désodorisé) et pucé et il peut provenir de Belgique, Hollande, Danemark, Nouvelle Zélande….

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Le furet dit américain provenant de fermes d’élevage localisées en Amérique du Nord :

    Les furets que l’on appelle « américains » en Europe, sont achetés, pour la plupart, à de grandes fermes d'élevage américaines (Marshall Farm) ou Canadiennes (Hagen), destinant une partie de leur production aux laboratoires d'expérimentation pour la recherche médicale et l'autre à la vente en animalerie.
    Ils sont élevés en Amérique du Nord et arrivent en France après un long voyage.

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Le furet dit américain mais provenant d’élevages européens :

    Les grands « producteurs » européens pratiquent de plus en plus ce mode d’élevage « made in USA » et ces interventions précoces, souvent réalisées sur place mais « controlées » par des vétérinaires français (qui se contentent juste d’apposer leur tampon sur le carnet de santé de l’animal, et finalement déclinent toutes responsabilités quand par la suite se déclarent des problèmes de chaleurs ou de lâchés de glandes anales). Il est donc important de savoir que de nombreux furets stérilisés précocement sont issus de pays limitrophes sous l’appellation « Furets américains », appellation donc inexacte et racoleuse.

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Pourquoi cette forme d’élevage intensive ?

    Le furet est l’un des animaux de compagnie préféré des américains et pour répondre à la demande croissante, des fermes d’élevages ont été créées. Ce type d’établissement est ensuite arrivé en Europe. Dans ces fermes, on pratique :
      - l’élevage en batterie, l’incitation à une meilleure « productivité » des femelles grâce à des lumières artificielles. En effet, ces grands élevages américains modifient artificiellement la luminosité pour permettre de plus nombreuses portées, puisque la fréquence des chaleurs s'en trouve augmentée. On pense que le cancer des glandes surrénales est lié à un dérèglement du système endocrinien probablement causé aussi par cet éclairage artificiel.
      - la stérilisation précoce des jeunes vers 6 semaines avant de les expédier à la vente et l'exportation, ce qui leur permet de garder le monopole de la production (surtout quand « des couleurs originales sont en jeux »),
      - l’ablation systématique des glandes anales : les petits sont également privés de leurs glandes anales afin de les vendre sous l'appellation de "furets désodorisés" même s'il est un fait établi que l'ablation des glandes ne modifie en rien l'odeur musquée du furet, quoiqu'en disent encore certains vétérinaires.
      - De plus dans le but d’obtenir des couleurs et des « textures » de poils variées, on se soucie peu des problèmes de consanguinité et de dégénérescence qu’elle peut entraîner. La preuve en est de l’explosion en quelques années de couleurs de plus en plus extravagantes.

    Note : La traçabilité des animaux importés reste insuffisante, puisqu’elle peut se limiter à la mention de l’espèce et du nombre des animaux transportés.

    Ces pratiques permettent de proposer à la vente des furets dits « clé en main », à première vue peu contraignants pour les clients. Malheureusement, les conditions d’élevage et les opérations précoces effectuées sur le jeune peuvent entraîner de graves problèmes de santé (des tumeurs des surrénales notamment). Mais cela permet surtout d’afficher des prix de vente élevés et d’imposer des opérations inutiles, la stérilisation n’étant obligatoire que pour les femelles que l’on ne fera pas reproduire et le déglandage n’empêchant pas l’odeur musquée du furet.

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Un furet vendu en animalerie est-il plus vraiment vulnérable « psychologiquement » ?

    Les besoins de la plupart des animaux en animaleries ne sont pas respectés. L’animal doit être vu de tous et dort donc très peu dans sa cage d’exposition. Il subit les « assauts » de bien des visiteurs (enfants surtout mais parents également).
    Le jeune furet même s’il trouve facilement le sommeil, est dérangé toute la journée sans pouvoir s’isoler (ça ne serait pas très vendeur !). Les « séquelles » sont toutes relatives mais il est certain que ce séjour n’est pas de tout repos et plus il est long, plus l’animal manque de bonnes stimulations. Il n’est « stimulé » que nerveusement.
    Ces structures font abstraction du confort « psychique » de leurs animaux, préférant le confort matériel (certaines ne s’en soucient même pas) pour attirer les clients.
    Le problème des animaleries est aussi ce peu de bonnes informations qui circulent autour des animaux vendus. C’est donc aussi le rôle des propriétaires de faire part de leur expérience auprès des vendeurs et des futurs acquéreurs (et quand on lit les inepties que sont capables d’écrire certains vétérinaires sur le sujet dans la presse spécialisée, autant dire qu’il y a du travail pour éduquer tout ce monde là).

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Combien coûte un furet ?

    Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte : l’achat de l’animal, les soins vétérinaires, l’alimentation et l’équipement. Au final, un furet peut coûter assez cher !
      - Achat : Le furet coûte en moyenne entre 0 et 100 € chez un particulier ou un éleveur. Parfois le prix comprend la primo-vaccination et la vermification.
      En animalerie son prix varie entre 200 et 400 € pour un furet « clef en main » (identifié, stérilisé et déglandé). Notons que les prix ont sérieusement flambé depuis ces trois dernières années et que nous déconseillons fortement l’acquisition de furets opérés trop jeunes.
      - Soins vétérinaires : Prévoir un budget pour la vaccination contre la maladie de carré (rappel annuel, 30 à 40 €), la stérilisation (obligatoire chez la femelle non destinée à la reproduction, facultative chez le mâle / Comptez 90 à 120 € en moyenne pour une femelle et 50 à 70 € pour un mâle), les vermifuges, les anti-parasitaires, les médicaments le cas échéant. Selon les régions, les soins vétérinaires sont plus ou moins onéreux.
      - Identification : Il y a un très grand nombre de furets qui sont perdus chaque année, à cause de leur habilité à s’échapper discrètement et à la moindre occasion. Il est donc fortement conseillé d’identifier votre animal. La pose d’une puce électronique par votre vétérinaire coûte en moyenne dans les 50 €.
      - Alimentation : Le furet exige une alimentation de très bonne qualité, surtout pendant sa croissance et une gamme de choix (en animalerie) est nécessaire à l’équilibre de l’animal.
      - Accessoires : Prévoir une cage pour ceux qui optent pour cette formule (prix très variable), une litière, une cage de transport, des gamelles et accessoires en tout genre (hamacs, balles, harnais, etc.)

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Que choisir : un mâle ou une femelle ?

    Plusieurs critères doivent être pris en compte. D’un point de vue anatomique, le mâle est généralement d’une taille plus grande que la femelle, avec un museau plus large alors que celui de la femelle est plus pointu. Le mâle peut atteindre les 2 kg alors que la femelle pèse entre 400 grammes et 1,3 kg. A noter que le poids varie sensiblement en fonction des saisons. En hiver par exemple, le poids du furet peut augmenter de plus de 50% ! Un furet mesure entre 40 et 60 cm, queue comprise.
    D’un point de vue comportemental, la femelle est généralement plus agitée que le mâle qui peut sembler plus « pataud ». Mais quelque soit son sexe, chaque animal possède son propre caractère qui peut être très différent d’un sujet à l’autre.
    Enfin si vous envisagiez d’adopter un petit compagnon non stérilisé, il faut savoir que l’opération d’une femelle coûte non seulement plus cher que celle d’un mâle, mais qu’en plus elle est obligatoire si vous ne comptez par la faire reproduire et ce, pour éviter une aplasie médullaire, maladie mortelle.

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On m’a dit que deux furets jouaient beaucoup ensemble, puis-je adopter plusieurs furets en même temps pour ne pas qu’ils s’ennuient ?

    Un furet n’a pas besoin d’être accompagné d’un autre de ses congénères si vous lui consacrez suffisamment de temps pour le câliner et jouer avec lui. Mais il est vrai que plusieurs furets ensemble offrent des parties de jeux (et de bêtises) qu’on ne se lasse pas d’observer.
    Si vous n’avez jamais vraiment expérimenté un furet chez vous, on ne peut que vous conseiller de commencer par en adopter un et de voir ensuite avec le temps s’il vous semble possible d’en prendre un second et surtout si vous avez assez de temps pour vous occupez de deux.
    Avoir deux ou plusieurs furets signifie multiplier les frais de nourriture, de vétérinaires et être bien plus vigilant lorsque vous les laisserez en liberté chez vous. Mais si vous êtes prêts à cela, alors le jeu en vaut largement la chandelle !

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Fureton ou furet adulte ?

    Chaque âge a ses avantages et ses inconvénients, sachant que les jeunes furets ont tendance à s’attacher plus vite mais que toute leur éducation est à faire (apprendre à ne pas mordre, à faire ses besoins dans la litière, etc.).
    Les furets plus âgés mettront peut être plus de temps à nouer des liens affectifs avec vous, cela dépend beaucoup de leur passé (abandon, maltraitance, etc.) mais avec de l’attention et de l’affection tout est possible. Ils seront peut-être déjà éduqués, mais attention s’ils ont pris de mauvaises habitudes, il vous faudra une grande patience pour arriver à les leur faire perdre.
    Il est déconseillé de prendre un furet adulte difficile si c’est votre premier (maltraité, abandonné, peu habitué à l’homme car resté longtemps en cage en animalerie, etc.).
    En résumé, beaucoup de critères entrent en compte : antécédents et histoire du furet adulte, socialisation et contacts humains, caractère de l'animal, disponibilité du propriétaire, environnement, cohabitation avec d'autres furets déjà présents dans le foyer, etc.
    Ce qui est certain, c’est qu’avec de la patience, des manipulations quotidiennes et un climat de confiance sans appréhension, on parvient à beaucoup de choses.
    Par contre, il est souvent plus difficile de faire accepter un autre furet à un animal qui a longtemps vécu seul ou qui est plus âgé, d'où l'importance de ne pas trop tarder, histoire de ne pas creuser l'écart d'âge.

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Qu’appelle-t-on sevrage chez le fureton ? Est-ce important d’adopter un fureton sevré ?

    Oui, le respect de la période de sevrage est important lorsque vous souhaitez adopter un jeune furet. Il existe deux types de sevrage : le sevrage alimentaire pendant lequel le jeune furet découvre d’autre type de nourriture que l’allaitement maternel : il intervient vers 6 semaines.
    Le second est le sevrage dit « affectif », période de socialisation qui s’effectue entre 6 et 12 semaines et pendant laquelle il est essentiel de manipuler le furet très fréquemment et de le placer dans des situations variées (jeux, etc.)
    Un jeune furet n'est totalement sevré qu'après 2 mois passés auprès de sa mère. C’est pourquoi il est préférable d’adopter un fureton de cet âge là, qui aura vécu ces deux sevrages et sera probablement plus équilibré et sociable. Ne précipitez pas une adoption, il en va du bien-être de votre futur compagnon à 4 pattes.

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Est-il possible de voir dès 2 mois si le fureton est plutôt une future terreur ou plutôt calme ?

    Absolument pas ! Un jeune furet est turbulent, teste son nouvel environnement, mordille parfois quelques semaines avant de se calmer, "ronchonne" pour manifester son mécontentement ou sa frustration, a des cycles veille/sommeil très courts, etc. En un mot, autant dire que si l’on se contente de ces premières observations, il est possible de très vite se décourager.
    Le caractère d'un furet ne se « stabilise » que plus tard et c'est bien là le problème car certains n’ont pas la patience d'attendre qu'il se calme (alors que c’est tout de même assez rapide à partir du moment où un climat de confiance mutuel s'est instauré entre le propriétaire et son furet).

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Quels documents l’animalerie doit-elle me remettre lors de l’achat d’un furet ?

    Les petits sont généralement pucés et vaccinés. Vous devez réclamer les papiers relatifs à ces actes sans quoi vous n'êtes absolument pas assurés que cela est fait. Les animaux sont normalement suivis par des vétérinaires et on doit vous fournir carnet de vaccination et carte d'identification. Souvent les carnets sont mal remplis voire incomplets : sans signalement de l'animal (très souvent), sans signature du vétérinaire, sans vignettes des vaccins, ou sans indications des opérations chirurgicales effectuées (stérilisation, ablation des glandes anales). Il faut absolument vérifier cela.
    On observe bien souvent un non-respect des protocoles des vaccinations imposés par l'Autorisation de Mise sur le Marché.
    Quelle est l'efficacité de la protection conférée par une unique injection, effectuée par la voie sous-cutanée la veille de l'arrivée en animalerie ? Nulle, mais c'est fréquent.
    Il arrive qu'un furet vendu stérilisé ne le soit pas. Exigez donc un certificat de stérilisation afin d'avoir une possibilité de recours s'il s'avérait que vous ayez payé pour un acte non réalisé. Vérifiez rapidement que la puce du furet correspond bien au numéro du carnet.
    Cela ne vous coûtera rien de le demander au vendeur lui-même, bien que certaines animaleries ne soient pas dotées de lecteur de puces. En ces cas-là, elles ne peuvent que fournir les carnets au hasard.

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